Mélèze d’Europe, Larix decidua Mill

Le Mélèze d'Europe est un conifère de la famille des Pinacées (les 3 autres familles de conifères sont les Taxodiacées, les Cupressacées et les Araucariacées), c'est-à-dire la même famille que les pins, les sapins et les épicéas. De plus, il fait partie de la même sous-famille que les cèdres, les Laricoïdées. En effet, mélèzes et cèdres portent des verticilles d'aiguilles : les aiguilles sont groupées en rosettes éparpillées sur tout le rameau. Une différence frappante permet de distinguer du premier coup d'oeil un Mélèze d'un Cèdre en hiver. En effet, le Mélèze est un conifère caduc : il perd ses aiguilles en hiver. D'ailleurs, "decidua" signifie "à feuilles caducs".

Le genre Larix compte 15 espèces qui apprécient toutes les régions froides, et notamment les hautes montagnes de la zone tempéré de l'hémisphère nord ; on ne trouve pas le mélèze en dessous de 1000 mètres d'altitude, ni à plus de 3000 mètres d'altitude. C'est une essence de lumière(c'est-à-dire que les mélèzes survivent peu à l'ombre), qui recherche une atmosphère sèche et qui a besoin d'un long repos hivernal, ce qui explique sa localisation.

Le terme "Mélèze" est issu du vocabulaire pré-latin "mel" que l'on retrouve dans miel. En effet, comme de nombreux conifères, son nom évoque un suc, un fluide épais en référence à la résine que produisent les conifères.

Le Mélèze d'Europe a beaucoup été utilisé pour reboiser les massifs montagneux d'Europe, parfois même à l'excès, et il peut y avoir des conséquences sur l'environnement. En effet lorsque les aiguilles du Mélèze tombent à terre, le sol devient acide. Mais ceci est compensé par le fait que le Mélèze laisse bien passer la lumière qui arrive jusqu'au sol. Puisque le Mélèze pousse en montagne, que son bois est dur et résistant, et que sa croissance est très rapide (à 18 ans, il mesure 18 mètres !) il est beaucoup utilisé dans la construction de chalets.

Le Mélèze d'Europe a une autre particularité : son cône mûrit en un an mais il reste plusieurs années après sur les rameaux. Le Mélèze de l'Arboretum municipal a souffert de la tempête de 26 décembre 1999 : il a été incliné. Il a fallut le maintenir à l'aide d'un haut-bannage. Mais son système racinaire étant abîmé, il reste affaibli, fragile : ses aiguilles sont peu nombreuses.

 

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